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La légende de Saint-Hubert

La légende de Saint-Hubert    

image de Saint-Hubert

Vous savez certainement si vous êtes chasseur que le Saint patron de la chasse est Saint-Hubert !

Mais connaissez-vous la légende de Saint-Hubert ? Elle reste méconnue pour beaucoup d'entre nous. Hubert est né en Aquitaine, en plein VII siècle, de la Princesse Hugberne, épouse du Duc Bertrand. Sa mère mourut alors qu’il avait seulement 2 ans, en mettant au monde son frère Eudon. Hubert était un enfant bon et pieux mais ce qu’il aimait avant tout, c’était courir les bois pour y traquer le gibier. Lorsqu’il accompagna pour la première fois son père à la chasse, il avait 12 ans. A cette chasse, son père fut attaqué et désarmé par un ours. Hubert pria Dieu de lui donner la force de se servir de sa lance et, tuant l’ours, il sauva son père. En remerciement à Dieu, le Duc fit bâtir une église et emmena son fils à chaque fois qu’il partait à la chasse. Hubert grandit et partageait son temps entre études, chasse et batailles, il promettait d’être le digne successeur de son père. Puis Hubert fut réclamé auprès du roi Thierry, en sa cours de Neustrie, afin de s’assurer la fidélité du père. Hubert se retrouva donc prisonnier dans une cage dorée, à Soissons. Pépin de Herstal, dont l’épouse, la Duchesse Plectrude, était une parente d’Hubert, projetait d’attaquer la Neustrie. Hubert apprit alors qu’on projetait de le jeter au fond des geôles, et il s’échappa pour rejoindre, avec l’aide de ses amis Austrasiens, l’attaque de Neustrie. Ce qui lui permit d’obtenir un poste important à la cour. Il put alors assouvir sa passion pour la chasse, dans les forêts pleines de gibiers. Plus Hubert chassait, et plus il s’éloignait de Dieu. Il connaissait un grand succès auprès des jeunes demoiselles, et demanda au Comte Dagobert de Louvain, la main de sa fille, Floribana. Les noces d’Hubert furent bénites par l’Evêque de Maastricht, le futur Saint-Lambert. De son mariage naquit Floribert, mais cela ne changea en rien sa façon de vivre. Il ne fréquentait l’église que lorsqu’il y était obligé et négligeait ses devoirs. Il passait tout son temps à la chasse. Un jour Hubert organisa une grande battue, pendant la semaine sainte, empêchant ainsi bon nombre de braves gens de faire leurs Pâques. Durant plusieurs jours, dans les bois, résonnèrent des abois. Hubert en s’éloignant du groupe vit un magnifique dix-cors. Il voulait à tout prix cet animal, et le poursuivit. Mais le cerf s’arrêta ; il avait, entre ses bois, la croix du Christ. Dieu, au travers de ce cerf, lui dit : « Hubert ! Hubert ! combien de temps encore ta passion te fera-t-elle oublier tes devoirs ? Si tu ne te convertis pas au Seigneur en menant une vie sainte, tu iras brûler en enfer ! Va voir l’Evêque Lambert, lui te dira. »     Hubert passa la nuit suivante en prière. Il partit voir Lambert, auprès duquel il resta pour obtenir les précieux renseignements. Mais il apprit que son père et sa jeune épouse avaient été rappelés auprès de Dieu. Il sortit de cette épreuve plus fort que jamais. Il confia Floribert, son fils, à sa tante Ode, régla tous les problèmes de successions de charges et de titres, et partit vivre en ermite au cœur de la forêt. Avec le temps, il eut la volonté de répandre la parole de Dieu et se rendit à nouveau auprès de Lambert. Celui-ci l’envoya à Rome. Pendant une nuit, Hubert vit en songe Lambert payer, de sa vie, sa volonté d’évangéliser les contrées qui restaient attachées aux rites et aux croyances anciennes. A cet instant même, le Pape Serge eut aussi un rêve où la volonté du seigneur était qu’Hubert reprenne le bâton pastoral de Lambert. Le lendemain, le Pape confia à Hubert sa mission. Il s’en sentait incapable, alors lui apparut l’archange qui lui remit la sainte étole au nom de la Vierge Marie. Ce miracle acheva de le convaincre. Hubert fut accueilli à son retour avec honneurs. Il oeuvra à amener l’évangile jusqu’aux hameaux les plus reculés. Il fit bâtir des oratoires, des chapelles, des églises. Il trouvait son inspiration dans la prière. Jamais il n’eut recours à la force pour convaincre. Dieu lui accordât le pouvoir d’accomplir des miracles. Notamment auprès des personnes souffrant de la rage, qui faisait des ravages. Il faisait également des distributions de pains bénits (ce qui est encore fait de nos jours en souvenir de lui). Il eut de nombreux disciples dont Floribert qui avait décidé de mener une vie au service de Dieu. Mais un jour, il fut pris en embuscade, tous ses assaillants attaquèrent mais les projectiles n’atteignaient pas Hubert, et d’un signe de croix il terrassa ses agresseurs, qui se mirent à son service. Avec l’aide de Bérégise, il fit construire l’abbaye d’Andage.    

Le 30 mai 727, Dieu rappella auprès de lui Hubert. Il deviendra Saint-Hubert le 3 novembre 743.

enterrement de Saint-Hubert